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La Tyrolienne de Lesponne
Inscrit le: 01 Déc 2003 Messages: 90 Localisation: Bigorre
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Posté le: 23 Déc 2003 14:32 Sujet du message: Lettre ouverte à Alain Reynes, ADET / Pays de l'Ours |
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Cher Alain -vous permettez que je vous appelle Alain?
Vous avez, à l'occasion d'échanges sur votre forum ADET Pays de l'Ours, systématiquement refusé tout argument de ma part contre la ré-introduction de l'Ours (et non contre la PROTECTION de celui-ci!) et ce, au prix de quelques contradictions...
1- Je ne prétends pas que l'Ours en tant qu'animal ait été mal ré-introduit puisque, vous le dites vous-même, il s'est bien adapté. Je pose la question de la gestion GLOBALE de l'introduction et plus précisément de la COHABITATION de l'Ours et de l'Homme. Que vous l'acceptiez ou non, le fait est que ce volet a été traité à la légère, ce qui est la cause de tant d'incompréhension, voire de colère, aujourd'hui. J'invite sans a priori toutes les personnes intéressées à consulter le rapport final de la DIREN ( http://195.101.101.220/milieux_naturels/ours/PDF/rapport_final.prn.pdf )pour se faire une opinion fondée et objective(!) sur la question.
2- Il est par ailleurs clairement établi dans ce même rapport que la dynamique des population est freinée, non par des problèmes liés à la consanguinité, mais par la proximité des activités humaines notamment et la fragmentation du territoire. En outre, la consanguinité n'est pas un facteur systématique de dégénérescence ou de mortalité comme l'indiquent toutes les recherches (cf par ex. http://www.atu2l.org/sociobiologie/Vivant.html ). Par conséquent, introduire 2, 10 ou 50 individus ne fera qu'accroître les problèmes de cohabitation et de reproduction et non les résoudre.
3-Je ne propose pas de gérer les déplacements de l'Ours: c'est une idée absurde qui reviendrait à maintenir l'Ours dans un zoo géant; la question est celle de la CONCERTATION avec les populations susceptibles d'être affectées par le déplacement de l'Ours. Là encore, on fait du raffistolage in-extremis, à coups de portages en hélicoptère, de subventions pour calmer les esprits, d'emploi de gardiens itinérants... Est-ce bien raisonnable? Les personnes concernées avaient-elles accepté une telle solution a priori où se sont elles trouvées devant le fait accompli, devant accepter cette solution parce qu'elles n'ont pas le choix? Il faut être honnête sur ce point au moins, cher Alain.
Les études d'opinion ne valent pas un clou, on ne le sait que trop! Ayez le courage de réclamer une vraie consultation d'intérêt public au sein des communes concernées. Nous pourrons parler de démocratie.
4- Le gouvernement ayant accepté cette réintroduction a fait ce choix pour les raisons politiques que l'on connaît, sous la pression des Verts. Ce n'est un secret pour personne et prétendre le contraire serait faire preuve de beaucoup de mauvaise foi. Il n'en reste pas moins que le contrat original indique très clairement que l'introduction d'individus Slovènes ne ferait pas l'objet d'une réintroduction à court-terme (DIREN, 2001). C'est pourquoi j'affirme qu'il est malhonnête de vouloir remettre ce principe en question aujourd'hui puisque vous l'acceptiez hier.
5- Ne mélangeons pas tout: je ne crie pas haro! sur l'Ours. Je suis de ceux qui considèrent que sa protection est une bonne chose. Mais je ne suis pas d'accord avec votre approche lorsque vous êtes prêt à faire croire n'importe quoi pour servir l'image de l'Ours, comme par exemple l'argument fallacieux selon lequel l'image Ours est un moteur pour l'économie touristique. Là, vous poussez le bouchon un peu loin...
Au final, pour ce qui est de la relation bergers-Ours, le débat est faussé car on mélange deux sujets en un: 1-l'Ours (indigène ou non), présent sur des territoires non colonisés par l'homme et 2-la réintriduction qui, compte tenu de l'etroitesse du territoire "colonisable" par l'Ours, implique nécessairement que l'Ours empiète sur le territoire de l'homme.
Nul esoin de grand discours en l'occurence:
1-il faut protéger l'Ours, c'est un fait acquis, en interdisant le braconnage et la colonisation de l'espace vital de l'animal. A ce propos, n'ayons aucune crainte: l'homme déserte la montagne, et tout va dans le sens (y compris le touisme et les loisirs!) d'une "non-bétonnisation" de l'espace sauvage.
2-la réintroduction n'est pas nécessaire puisque la consanguinité n'est pas un problème; elle est même source de conflits, voire pire, de refus en bloc de l'Ours sans distinction, puisqu'elle passe nécessairement par la présence de nouveaux Ours sur l'espace vital du berger.
La sauvegarde de l'Ours ne passe donc pas nécessairement par une réintroduction en force.
Mais je crains que la réintroduction soit une question politique (budgetaire?) avant d'être une question biologique.
C'est malheureux pour l'Ours; ça l'est autant pour les populations locales non consultées.
Cordialement,
La Tyrolienne |
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louis
Inscrit le: 25 Aoû 2003 Messages: 784 Localisation: Tarbes
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Posté le: 23 Déc 2003 15:07 Sujet du message: Lettre à Alain Reynes |
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Aïïïeeee !
La Tyrolienne, on te retrouve partout...
Tu es à Toulouse ou à Lesponne (Hautes-Pyrénées pour ceux qui ne connaissent pas) ?
Mais es tu sûr que ce soit le meilleurs lieu pour s'adresser à Alain Reynes, directeur de l'ADET et membre actif de Cap Ours ? Va-t-il lire cette lettre ici ?
J'en profite pour signaler un autre lieu de dialogue sur le sujet : http://www.cimes.info/phpBB2/viewtopic.php?t=22
Pour info, cette article parue dans Sud Ouest ce matin :
| Citation: | « L'histoire de l'ours, c'est celle d'une cohabitation parfois difficile. À chaque fois que l'ours apparaît dans une zone où il avait disparu, il y a une montée de fièvre. » Alain Reynes, Max Hunot et Michel Geoffre, membres de Cap Ours (coordination associative pyrénéenne pour l'ours) le reconnaissent aisément : la présence d'un ours dans le secteur de Barèges-Gavarnie a tendance à provoquer des tensions. A l'heure où les manifestations d'éleveurs se multiplient, leur position est difficile à tenir. Cap Ours regroupe 25 associations de la chaîne pyrénéenne, favorables au maintien de l'ours dans le massif : des associations de défense de la nature, pour le développement durable, des associations professionnelles, des habitants, des éleveurs. Ils ont récemment rencontré le directeur de cabinet de la ministre de l'Environnement Roselyne Bachelot, pour demander un positionnement claire du gouvernement. Cette prise de position pourrait intervenir dans le cadre d'une stratégie nationale pour la biodiversité, qui sera dévoilée en février et arrêtée fin juin. La situation en pays Toy exige quant à elle une réponse beaucoup plus rapide. Et dans ce contexte, Cap Ours a bien l'intention de se faire entendre.
« Il y a urgence, alerte Alain Reynes. Si le gouvernement interrompt la politique de réintroduction de l'ours, ça implique une extinction à moyen terme de la race : à cause de la consanguinité, et du déséquilibre entre mâles et femelles, la population est naturellement condamnée. »
Concernant la vallée des Gaves, la coordination est favorable à la pause d'un émetteur sur l'ours. « Mais cet individu n'a pas un comportement anormal, insiste Michel Geoffre. Aller plus loin, en le capturant et en le déplaçant, ne se justifie pas. Nous ne nions pas les difficultés des éleveurs. Mais on fait de l'ours le bouc émissaire des difficultés économiques. »
Et d'énumérer les arguments en faveur de son maintien. Des mesures d'accompagnement en faveur des éleveurs notamment, qui financent un poste de berger jusqu'à 80 %, et un chien de protection payé à 100 %.
dimension culturelle
« Un tel dispositif permet de faire diminuer la prédation sur les brebis de 90 %, souligne Alain Reynes. Il permet de sauver des brebis, davantage que n'en tue l'ours, en protégeant aussi les troupeaux des chiens divagants. L'association berger/patou est la plus efficace pour favoriser la cohabitation, le pastoralisme et une bonne gestion de l'espace. »
La dimension culturelle de la présence de l'ours se situe pour l'association au cœur de son argumentation. Selon un sondage de l'Ifop réalisé il y a un an, 86 % des montagnards pyrénéens considèrent que l'ours appartient au patrimoine du massif. Et de conclure : « l'ours est l'un des derniers remparts à la banalisation des Pyrénées. »
é. N. Source : http://www.ladepeche.com/aff_art.asp?Ref=20031223082&Rub=065 |
Et puis cette information reprise dans les News de Kairn :
| Citation: | L'ours Papillon mort ?
"L'ours Papillon a probablement disparu. C'est l'opinion qu'émet Gérard Caussimont, du FIEP-Groupe Ours, eu égard au fait que l'on n'a pas retrouvé cette année d'empreintes correspondant à son « relevé dimensionnel interdigital », contrairement à Néré.
Papillon, âgé de 25 ans environ, rayonne à cheval entre Aspe et Ossau, du pic du midi d'Ossau jusqu'à Bielle. "Source : http://www.sudouest.com/231203/reg_bearn.asp?Article=231203a83716.xml |
Pour revenir au sujet, Alain, dois-je te rappeler notre discussion privée début novembre à Marc (Ariège) ?
A la question : L'ours, ça sert à quoi ?
Ta réponse : "A Rien !"
Et de rajouter : "c'est comme l'art : la peinture, la sculture, la musique, etc... on peut s'en passer"
Mais à la réflexion, l'art ne s'impose pas (sauf parfois la musique quand il y a trop de bruit, bruit par ailleurs dénoncé par Mountain Wilderness) alors que l'ours s'impose, crée des conflits, divise les individus et perturbe le climat social, etc...
J'en reviens toujours à la même question : a-t-on tout mis en oeuvre pour que l'ours soit accepté par le plus grand nombre, crée le moins possible de prédations et participe au dévelopement du pastoralisme par ailleurs indispensable à la préservation des paysages et de l'ensemble de la biodiversité ?
Je ne crois pas ! Tu le sais bien.
Il y a pas mal de boulot à faire, malheureusement les rerreurs du passé ne font qu'accroitre le refus de l'ours.
A qui la responsabilité ?
Pas à moi ni aux bergers ! _________________ Louis DOLLO l.dollo@wanadoo.fr
Le monde des Pyrénées |
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Jacques (l'autre) Invité
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Posté le: 29 Déc 2003 7:36 Sujet du message: Votre choix |
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Soit, consultons la population .
JE PROPOSE LA QUESTION SUIVANTE :
" Une espèce animale, l'ours, est en voie de disparition à l'ouest de la chaîne puisqu'il ne subsiste que quelques individus. La seule femelle qui reste est peut-être trop âgée pour procréer et on vient d'apprendre que le mâle ossalois surnommé " Papillon " est probablement mort. Ce patrimoine naturel pyrénéen risque donc disparaître à brève échéance si l'on ne procède pas rapidement au renforcement de cette petite population par la réintroduction de quelques individus. Or il arrive que l'ours mange parfois quelques moutons. Certains éleveurs et élus locaux y sont donc farouchement opposés et le font savoir. Et vous ? Etes-vous pour la survie ou pour l'extinction de cette espèce animale ?
NE ME DITES PAS QUE LA QUESTION EST MAL POSEE. Elle est sans doute un peu simplificatrice (c'est volontaire), mais qu'on le veuille ou non, la problématique se pose bien ainsi de manière incontournable : SURVIE ou EXTINCTION de nos derniers ours, et donc réintroduction ou pas.
Dépêchez-vous de réfléchir.. le temps presse..
Jacques. |
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La Tyrolienne de Lesponne
Inscrit le: 01 Déc 2003 Messages: 90 Localisation: Bigorre
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Posté le: 06 Jan 2004 19:14 Sujet du message: |
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Ah, pensée unique, quand tu nous tiens!
Il conviendrait me semble-t il, pour les personnes désireuses de protéger l'ours, de prendre leurs informations à la source plutôt qu'auprès des associations impliquées (engluées?) dans un processus poltico-financier de réintroduction.
La réintroduction n'est pas nécessaire parce que si l'on fait une simple règle de trois comme le recommandent les amis de l'ADET/Pays de l'Ours, compte tenu du nombre de femelles fécondes (Cannelle, Caramelles et Ziva), des subadultes en âge de reproduire dès 2004 (2 individus), des fréquences de mise bas, et de la mortalité probable, on arrive à un total de 6 naissances en estimation basse pour 13 naissances en estimation haute.
Au mieux, une réintroduction peut concerner 2 ou 3 individus qui ne manqueront pas de faire couler beaucoup d'encre et, probablement, de faire parler la poudre... C'est déplorable, mais compréhensible compte tenu de la non prise en compte systématique des populations locales CONCERNEES.
Réflechissez un peu les gars, ne campez pas stupidement sur vos positions, l'Ours a tout à y gagner!
En gérant intelligemment la population actuelle et la cohabitation berger-ours, en utilisant les fonds publics à fin de cette cohabitation justement, en faisant en sorte par ailleurs que le braconnage ou la soi-disant légitime défense soient punis sévèrement, le repeuplement se fera en douceur, au lieu de se faire à grands coups médiatiques.
A moins que vous n'ayez besoin de ces coups d'éclat pour faire parler de vous? et vous faire financer?
L'impartialité, l'objectivité, la bonne foi, vous connaissez?
La Tyrolienne de Lesponne |
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Martine
Inscrit le: 05 Sep 2003 Messages: 112 Localisation: Gers
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Posté le: 17 Jan 2004 20:17 Sujet du message: |
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Tu as eu une réponse de Reynes ? _________________ Martine |
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La Tyrolienne de Lesponne
Inscrit le: 01 Déc 2003 Messages: 90 Localisation: Bigorre
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Posté le: 19 Jan 2004 11:40 Sujet du message: |
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Rien.
Même pas sur l'ADET.
Je ne le connais pas personnellement, mais j'ai hâte de le rencontrer.
Au moins, aves Jacques Baillon, on peut discuter, ce n'est pas un fou-furieux. _________________ Ensemble, pour des solutions concertées et viables... |
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Patrick Invité
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Posté le: 09 Avr 2004 21:30 Sujet du message: Ours |
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Toujours pas de réponse d'Alain Reynes ?
Et jacques, il ne devait pas y avoir un colloque à Orléans sur les prédateurs ?
Il s'est dit quoi ? |
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louis
Inscrit le: 25 Aoû 2003 Messages: 784 Localisation: Tarbes
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Posté le: 10 Avr 2004 9:38 Sujet du message: Ours |
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Est ce que l'évidence demande une réponse ?
L'ours ne serait-il pas qu'un simple label touristique comme les sont les parcs et réserves ?
Il faudrait trouver le "truc" pour en faire de l'oseil comme les parcs animaliers :-))
A ce propos, la colline aux Marmotes à Argelés est entrain d'accroitre sa superficie... une affaire qui marche... et bientôt la sortie de la voie rapide presque en face :-)) _________________ Louis DOLLO l.dollo@wanadoo.fr
Le monde des Pyrénées |
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louis
Inscrit le: 25 Aoû 2003 Messages: 784 Localisation: Tarbes
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